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  • Les Mercredis Militants: Intervention de Annie David sur le travail du dimanche

    Pour voir les membres du groupe CRC au Sénat, c'est ici

    Une société où le temps marchand l’emporte sur l’humain

    Travail du dimanche

    Par Annie David / 3 octobre 2013

    Version provisoire

    Le texte ci-dessous est une version résumée de l’intervention prononcée.
    La version définitive et intégrale sera très prochainement en ligne.

    Il aura fallu le procès d’une grande enseigne, monsieur le ministre du travail, pour que vous diligentiez une mission sur le travail dominical, pour lequel les dérogations se sont multipliées à la suite de la loi Mallié. On ne saurait se réjouir de voir des employés, à cause de leurs faibles salaires, contraints de travailler le dimanche, au risque de mettre à mal leurs liens familiaux, amicaux et associatifs. Ni que des étudiants soient obligés de travailler pour financer leurs études. À quand l’allocation d’études ? (Exclamations à droite)

    Ma proposition de loi vise à rendre aux salariés un temps libre, familial et associatif, à l’opposé de cette société où le temps marchand l’emporte sur l’humain. Pour nous, le choix est clair : nous voulons une société émancipatrice. Y avez-vous renoncé ? (Applaudissements sur les bancs CRC et sur quelques bancs socialistes)

    M. Michel Sapin, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social . - Le repos dominical est un principe ancien, fruit du combat d’hommes et de femmes qui travaillaient sans règle, sept jours sur sept. (« Tout à fait ! » à gauche) Le Gouvernement est attaché à ce principe. Même si le repos ne tombe pas le dimanche, aucun pays en Europe ne reconnaît le droit de travailler sept jours sur sept.

    C’est surtout en région parisienne que le problème est posé. Les durées de transport quotidiennes y sont si longues qu’il reste peu de temps pour faire ses courses. Mais la loi Mallié, de 2009, a provoqué un grand désordre, d’où la multiplication de décisions de justice. Il faut remettre de l’ordre, quand la droite a organisé, avec cette loi, le désordre. (Exclamations à droite)

    Nous avons demandé à une personnalité de nous soumettre rapidement des propositions et le Gouvernement prendra ses responsabilités : si le Parlement doit être saisi, il le sera. C’est par la concertation aussi que nous pourrons avancer. Nous voulons mettre fin à cette inégalité supplémentaire qui voit des salariés gagner le double le dimanche alors que d’autres sont payés comme le reste de la semaine. (Applaudissements à gauche)

  • Les Mercredis Militants: Le Sénat rate le coche du renouveau démocratique

    Cumul des mandats

    Par le groupe CRC / 19 septembre 2013

    L’exigence de démocratisation de la vie politique est forte dans notre pays, où, à juste titre, les citoyens électeurs ont bien souvent l’impression que leurs aspirations, leurs attentes, ne sont ni entendues ni prises en compte.

    Le groupe CRC du Sénat est attaché depuis longtemps à la démocratie vivante, celle qui permet l’association de tous à la vie politique et aux décisions dans la cité. Il avait accueilli positivement, malgré ses évidentes limites, le projet de loi tendant à limiter le cumul des mandats électifs.

    Dans la France du XXIe siècle, il est inadmissible que l’exercice des responsabilités publiques devienne le « domaine privé », la « chasse gardée » de quelques professionnels de la politique.

    Notre groupe s’est attaché, tout au long du débat mené au Sénat, à améliorer autant que faire se peut un texte qui ne produisait que de timides avancées dans la bonne direction.

    Ainsi, a-t-il défendu la création d’un véritable statut de l’élu(e), l’application généralisée du mode de scrutin proportionnel, seul moyen d’assurer une juste représentation des hommes et des femmes de toutes convictions, conditions et origines au sein des Assemblées, du local au national. Il a par ailleurs démontré que deux mandats successifs pouvaient contribuer au renouvellement, au rajeunissement et à la féminisation de ces assemblées.

    A notre grand regret, une majorité hétéroclite et conservatrice s’est opposée, avec la dernière énergie, à toute avancée significative et même au contenu initial du texte !

    Devant cette dénaturation du projet de loi, le groupe CRC n’a pu que voter contre un texte vidé de son contenu et dont il est certain qu’il sera incompris par l’opinion publique.

    Il est regrettable que le Sénat ait ainsi manqué le coche de la modernité et du renouveau démocratique !

  • Journée Internationale de la Paix

    La Section PCF du Pays d'Aix, et la Section JC du Pays d'Aix se sont retrouvés sur la place de la mairie samedi 21 septembre

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    La France ne doit pas s’engager dans une intervention militaire

    Syrie

    Par Eliane Assassi / 2 septembre 2013

    Déclaration d’Eliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat, lors de la rencontre entre le Premier Ministre, les Présidents des assemblées et les présidents de groupes parlementaires sur la situation en Syrie.

    Nous nous félicitons de cette initiative qui a au moins le mérite, même tardivement, d’associer les forces politiques représentées au Parlement, sur un sujet d’une aussi grande importance.

    La crise syrienne n’est plus seulement une crise interne. C’est une guerre civile. C’est aussi une crise géopolitique internationale dans un contexte très problématique, celui du Proche-Orient, où tous les conflits s’entremêlent. Et dans un tel contexte, ce qui est attendu de la France, c’est sa capacité à proposer une perspective, une solution, un mode de règlement politique. Pourtant, ce qui se prépare, c’est une intervention militaire dont les risques sont énormes et qui, on le sait, ne résoudra rien. La France ne doit pas s’y engager.

    A-t-on vraiment des preuves tangibles et incontestables sur les bombardements chimiques et sur les responsabilités ? Ce n’est pas le cas tant que le rapport de l’ONU n’est pas sur la table.

    Nous sommes donc étonnés et dubitatifs sur la présentation de notes déclassifiées, alors même que les inspecteurs de l’ONU n’ont pas encore rendu les conclusions de leur travail, ce qui ne peut qu’interroger sur la confiance qui règne aujourd’hui entre l’ONU et la France.

    Avons-nous vraiment tiré les leçons des interventions en Irak, en Afghanistan et en Libye ?

    Est-ce que la surenchère guerrière a permis d’y assurer stabilité et progrès ?

    A l’évidence, non.

    Bien évidemment, nous avons soutenu et nous soutenons les démocrates et les progressistes syriens qui souhaitent la fin de la dictature. Mais nous affirmons que, parce que le peuple syrien souffre depuis trop longtemps de ce régime, il a besoin aujourd’hui d’une issue pacifique et non d’une surenchère guerrière.

    Notre pays ne doit pas ajouter de la guerre à la guerre et ainsi créer les conditions d’un embrasement régional redouté par beaucoup.

    Il faut reprendre l’esprit et l’ambition de la 2ème Conférence de Genève.

    Plutôt que des appels à la punition, teintés de moralisme, la France doit agir dès jeudi à l’occasion du G20, et trouver, avec tous les Chefs d’Etat présents à Saint-Petersbourg, la voie pour amener les protagonistes syriens à créer les conditions d’un règlement politique.

    Ce faisant, notre pays sortira par le haut du risque d’alignement de notre diplomatie sur celle des Etats-Unis, et nous reposerons les fondations d’un travail collectif de la communauté internationale autour de l’ONU.

    Vous comprendrez pourquoi nous insistons que le débat parlementaire de mercredi ne se résume pas à une succession de points de vue sur la situation en Syrie, mais pour que le gouvernement présente clairement ses intention en dehors de l’influence américaine.

    Dans le cadre de l’Article 50-1 de la Constitution, le Parlement peut et doit se prononcer par un vote sur une déclaration du gouvernement.

    Cette demande n’est pas dogmatique ; elle est simplement conforme à une certaine idée des institutions fondée sur le pluralisme et l’exigence de démocratie.

    En ce sens, elle ne remet aucunement en cause la légitimité du Président de la République, comme certains se plaisent à le dire, mais elle vise à permettre que l’idéal de justice et de paix, cher à Jean Jaurès, reprenne enfin le dessus.