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  • Les Mardis (prolongés) de la Retraite : Comment ça marche

    Je pourrais tout réécrire, mais je ne le dirais pas aussi bien que mes copines féministes...

    Je vous invite donc à lire : Comprendre le système

  • Les Mardis (prolongés) de la Retraite : Laurent, Mélenchon et Besancenot mobilisent

    L'appel de Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot dans La Marseillaise du 5 septembre

    à lire ici

  • Les Mardis (prolongés) de la Retraite : Retraite à 60 ans à taux plein - C'est possible !

     

    TRACT du PCF

    Retraite à 60 ans à taux plein

    C'est possible !

    La « réforme » des retraites que vient de présenter le 1er ministre est exactement dans la continuité des réformes précédentes engagées par la droite. Pourtant, en 2010, le Parti socialiste avait prétendu soutenir le mouvement social. Cette « réforme » est une insulte au bon sens car elle ne réglera aucun problème. C'est aussi une insulte à celles et ceux qui ont cru se débarrasser de la politique libérale de Nicolas Sarkozy en votant François Hollande en mai 2012. Augmentation de la durée de cotisation, recul de l'âge réel de départ, diminution des pensions : ce sont les travailleurs et pas les entreprises qui supporteront l'ensemble de l'effort ainsi que le ministre de l'économie l'a rappelé devant un parterre choisi de patrons émerveillés par tant de bonté.

    Pour les salariés, c'est en effet la double peine. Baisse de leur pouvoir d'achat par l'augmentation de leurs cotisations. Allongement de la durée de cotisation qui lors de toutes les précédentes réformes a fait la démonstration de son échec, va conduire la plupart de travailleurs à choisir entre travailler jusqu'à 65, 67, voir 70 ans ou accepter des décotes, c'est à dire une retraite au rabais ne permettant même pas de survivre.

    L'espérance de vie ne progresse plus

    Tout ça au nom de l'idée qui ne tient pas debout qu'on vivrait plus longtemps et qu'il faudrait dès lors travailler plus longtemps. Or, si l'on vit plus longtemps, c'est justement parce qu'on travaille moins longtemps qu'au milieu du siècle dernier. D'ailleurs, les dernières attaques contre les retraites qui ont allongé la durée de cotisation ont contribué à stopper ce progrès. L'espérance de vie en bonne santé est aujourd'hui de 62 ans, en moyenne : autrement dit, on part à la retraite quand les pépins de santé risquent d'arriver.

    Un cadeau de plus au patronat

    On nous dit que l'effort sera partagé équitablement entre salariés et entreprises. Mensonges ! Si les cotisations, celles versées par les salariés comme celles versées par les entreprises vont effectivement augmenter significativement, le gouvernement a fait le choix de compenser intégralement la part patronale en fiscalisant ce que les entreprises payaient pour les allocations familiales. Autrement dit, ce sont les contribuables qui vont payer deux fois, non pour accroître la « compétitivité » des entreprises, mais pour qu'elles puissent continuer à distribuer des dividendes. Exactement ce que demandait le Medef.

     

    La jeunesse, dindon de la farce

    Contrairement aux effets d'annonces sur la jeunesse, réputée priorité du mandat de François Hollande, cette réforme va un peu plus la précariser, en tenant éloignées de l'emploi les jeunes générations. Elle tue l'avenir des jeunes.

    Au final, ce qu'on veut faire avaler à la jeunesse, c'est que la retraite ne sera pas pour elle, et qu'il lui faudra se résoudre à se payer des assurances privées.

    Face aux annonces vagues, non chiffrées, face au poker menteur qui consiste à faire passer pour une avancée la prise en compte de 2 années maximum pour la pénibilité alors que la durée de cotisation va augmenter d'autant, une autre réforme est possible.

    Oui, il y a plus d'argent qu'il n'en faut pour financer la retraite à 60 ans à taux plein !

    Les solutions existent ! On peut agir dans plusieurs directions. Quatre exemple :

    • Les salaires : augmenter les salaires c'est immédiatement faire rentrer plus d'argent dans les caisses de retraite. 1 % de masse salariale, c'est 2 milliards pour la sécu. La suppression des inégalités salariales entre les hommes et les femmes (25 % de salaire en moins à poste égal) rapporterait 52 milliards à la sécu !

    • L'emploi : 100 000 chômeurs de moins, c'est 1,5 milliards de recette pour la sécu. Il y a urgence à sécuriser l'emploi et mener une politique de réindustrialisation de la France. 1 million d'emploi créé comblerait le déficit actuel, ce qui prouve bien que le gouvernement Ayrault ne croit pas un seul instant en sa politique de l'emploi !

    • Les revenus financiers : ils sont exonérés de toute cotisation alors même que l'économie n'a cessé de se financiariser. Nous proposons leur mise à contribution à hauteur de 25 milliards d'euros.

    • Les exonérations patronales : gouvernements après gouvernement, les exonérations de cotisations patronales ont largement contribué à creuser le déficit, sans contrôle et sans résultat sur l'emploi. La suppression progressive de ces cotisations rapporterait 30 milliards.

    On le voit, l'argent existe. La volonté populaire également. Elle se manifestera dans les rues le 10 septembre prochain et à la fête de l'Humanité, le week-end suivant. Retrouvons-nous nombreux !

  • Les Mardis (prolongés) de la Retraite : Le compte pénibilité

    Des « points retraites pénibilité » individualisés pour… 100 000 salariés sur 24 millions ?

    Une analyse par Gérad Filoche

  • Les Mardis (prolongés) de la Retraite : 10 questions, 10 réponses

    Un article intéressant sur la réformes des retraites, signé par Jean-Jacques Chavigné, à lire ici.

  • Les Mardis de la Retraite : Ce que j'ai retenu

    La réforme des retraites a fait l'objet d'un atelier à l'Université d'été du PCF, avec André Chassaigne, président du groupe communiste à l'Assemblée Nationale, et jean-Luc Gibelin, responsable national PCF à la protection sociale. Voici ce que j'en ai retenu.

    Pour l'instant, il ne s'agit que de déclaration du gouvernement, le projet de loi devant être discuté le 18 septembre en conseil des ministres.

    Ce projet ne remet pas en cause les réformes précédentes initiées par la droite, en particulier:

    • Augmentation de la durée des cotisations, sans toucher à l'âge de départ en retraite.
      C'est une contre-vérité : augmenter la durée des cotisations conduit à prendre sa retraite plus tard pour arriver à une pension à taux plein. Donc elle retarde l'âge effectif de départ en retraite.
    • Pas de retour à l'âge de départ à la retraite à 60 ans.

    Quelques mesures peuvent paraître positives, mais:

    • Validation des années d'apprentissage (mais quel est le statut des stages obligatoires hors apprentissage ?)
    • Rachat des trimestres correspondant aux années d'études, mais:
      • C'est un refus de validation pure et simple des trimestres correspondants,
      • Cela représente un coût élevé pour l'étudiant, et constitue un profit surtout pour les financiers auxquels on fera appel pour financer le rachat.
      • Augmentation des faibles pensions agricoles, mais que met-on derrière "faible"?
      • Prise en compte de pénibilité:
        • Compte pénibilité : comment, sur quels critères, que devient le compte lors du changement d'employeur, etc...
        • Mise en oeuvre en 2015, et dans le secteur privé.

    En ce qui concerne le financement :

    • On ne touche pas à la CSG
    • Augmentation des cotisations salariés et employeurs:
      • Pour les employeurs, l'augmentation de 2,2 milliards d'euros de la cotisation vieillesse sera compensée par un allégement de 34 milliards d'euros des cotisations famille...

    Notre position, à diffuser et expliquer largement :

    • La démographie de la France assure largement la poursuite du financement des retraites par répartition. Il faut contrer le discours officiel, repris par les médias dominants, qui prône le recours à la capitalisation, à la grande joie du monde de la finance.
    • L'allongement de l’espérance de vie ne justifie pas l'allongement des cotisations:
      • Il faut considérer l'allongement de l'espérance de vie en bonne santé, qui stagne, voire régresse. A 60 ans, elle est de 9 ans pour un ouvrier, deux fois moins longue que celle d'un cadre.
      • L'allongement de l'espérance de vie est due justement aux avancées sociales depuis 1945. Détruire des avancées sociales, c'est réduire cette espérance de vie.
      • C'est un mythe de dire que les retraités sont riches.
    • Le système des retraites fait partie d'un choix de société, qui va être traité par deux débats de 4 jours. C'est largement insuffisant au vue de l'enjeu.
    • Il faut sortir du diktat du coût du travail : en 20 ans, la part du coût du travail dans la valeur ajouté a augmenté de 4%, alors que celle du capital (intérêts et dividendes) a augmenté de 25%. La part des dividendes est passée de 11 à 22%, soit 230 milliards d'euros l'an dernier.
    • Il faut moduler les cotisations employeurs en fonction de la capacité de l'entreprise à créer des emplois. Les 30 dernières années ont montré que les exonérations de cotisations ne créaient pas d'emplois.
    • Travailler à l'égalité des salaires F/H, ce qui augmenterait automatiquement le montant des recettes.
    • Rejeter le système de retraite par capitalisation, qui profite principalement aux banques et assurances.

    Ce ne sont que quelques arguments développés en 1h30.

    N'hésitez pas à consulter l'Humanité et l'Humanité Dimanche pour un argumentaire plus complet.

    Lisez et diffusez largement les tracts et autres matériels qui vont être ou sont déjà mis à votre disposition.

    Mobilisons-nous et soyons dans la rue le 10 septembre.