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Voeux de la Section du Pays d'Aix pour 2017

Le 21 janvier, les communistes du Pays d'Aix ont invité les Jeunes Communistes ainsi que des sympathisants d'autres organisations (CGT, FSU, PG, ATTAC, ...) a célébré la nouvelle année autour de galettes rouges, rouges, rouges.

La Provence du 26 janvier

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La Marseillaise du 23 janvier

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Bien sûr, il est de tradition de se présenter ses voeux en début d’année, de se souhaiter bonheur, richesse et santé. C’est particulièrement important en cette année d’élections, d’abord présidentielle, puis législatives et enfin sénatoriales.

La richesse, certains l’ont. Et l’ont de plus en plus. 8 personnes possèdent à elles seules autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, l’an dernier elles étaient 63. L’état, les institutions européennes, le FMI, etc nous répètent qu’il faut faire des économies, que l’état n’a plus les moyens de payer pour la sécurité sociale, les retraites à un âge décent, l’éducation, la santé, l’énergie pour tous, les transports. C’est faux. L’évasion fiscale représente en France 60 à 80 milliards d’euros pour un déficit de 73 milliards d’euro. C’est cette évasion fiscale qui nous prive de services publics de qualité (éducation, santé, transport, culture, protection sociale). Qui contribue au chômage détournant de l’argent qui devrait être utiliser pour investir, faire de la recherche, créer des emplois, faire évoluer les salaires vers le haut.

La santé ? Le capitalisme et sa recherche sans limite des profits la met à mal. D’abord en imposant cette austérité qui fait que les hôpitaux n’ont plus assez de personnel et de lits pour faire face à une épidémie de grippe. Mais aussi en dégradant l’environnement dans lequel nous vivons. C’est la recherche du profit qui a poussé les constructeurs automobiles à truquer les résultats de tests sur la pollution de leur moteur, qui pousse Macron à promouvoir ses bus et à tuer la SNCF, qui freine les investissements pour une politique de transport par le fer de bonne qualité, à de prix abordables pour tous ainsi qu’une politique de transports en commun de proximité qui désengorgerait nos villes et réduirait la pollution.

Le bonheur ? Dans cette période d’austérité, de violences, d’attentats et de guerre, il est bien difficile à trouver, me direz-vous. Et pourtant, tout l’été les gens à qui nous avons proposé la GCC y aspiraient, et avaient des idées bien arrêtées sur comment y parvenir. Et ils sont porteurs d’un espoir, d’une société autre.

Loin de se poser en homme ou femme providentiels, nos candidats aux législatives proposent au peuple de  travailler ensemble à une société différente, juste, solidaire, du vivre ensemble. En prenant le pouvoir sur la finance, en investissant pour demain, en faisant des femmes les égales des hommes dès maintenant, en travaillant à une France protectrice et solidaire, en produisant autrement, en nous donnant une nouvelle république pour une autre politique, et menant l’offensive pour changer l’Europe. Nos candidats veulent porter un projet politique, avec du contenu, loin de l’abrutissement sussuré par les médias.

C’est sur ces thèmes que depuis plus d’un an le PCF et PL appellent au rassemblement des forces progressistes, pour éviter le piège mortifère d’un duel droite/extrême-droite droite, d’une disparition de la gauche de l’échiquier politique. Conscient qu’ils ont une responsabilité pour faire aboutir l’espoir du peuple, Les communistes ont décidé en novembre d’appeler à voter pour JLM, et entrent maintenant en campagne sur leur propre programme, avec leurs propositions, et en restant ouverts et à l’écoute des autres forces de gauche.

C’est un combat difficile qui nous attend, avec un enjeu majeur. Continuer à porter la parole du peuple face à la toute puissance de la finance et du capitalisme.

La parole d’un peuple qui est descendu dans la rue contre la loi El Khomri, et certains l’ont payé cher en étant blessés ou arrêtés. Un peuple  qui soutient ceux qui se battent pour leur emploi, les Goodyears, les arracheurs de chemise d’Air France, les Fralib, les salariés des Moulins Maurel, Areva, la liste est trop longue pour les citer tous. On peut cependant mentionner le soutien à l’ULCGT pour conserver leur local que Maryse Joissains voulait leur retirer, ou le soutien de la CGT vis à vis des agents d’entretien du lycée militaire qui avaient été licenciés du jour au lendemain sans raison, à part l’évocation de sécurité militaire.

Un peuple qui est attaché aux services publics de proximité, au maintien des bureaux de poste et à leurs horaires d’ouverture qui servent réellement la population. A des hôpitaux de qualité, avec des moyens matériels et humains suffisants, pour les soignés soient accueillis dans de bonnes conditions, et que le personnel puisse travailler correctement, dans de bonnes conditions. 

C’est un combat difficile quand Christophe Barbier, par exemple, déclare haut et fort que les entreprises n’ont pas les moyens de payer les femmes au mm niveau que les hommes. Ou qu’une femme est tuée tous les trois jours par son conjoint.

C’est un combat difficile quand les chômeurs sont stigmatisés. Que des familles entières, avec des enfants, dorment dans la rue alors que des bâtiments vides pourraient les accueillir. Ou quand ne pas laisser un être humain se noyer, avoir faim, avoir froid, être blessé, sans abri devient un crime. Quand la mairie, en hiver,  n’ouvre pas spontanément un gymnase pour abriter les familles roms qui ont tout perdu suite à un incendie accidentel. C’est vrai que Maryse Joissains s’est donné comme mission de les chasser de son territoire, alors un incendie qui fait le travail à sa place, quelle aubaine!

C’est un combat difficile quand la haine prend le pas sur le deuil, le recueillement, la solidarité comme on l’a vu après les attentats de Nice. Quand Estrosi soutient ouvertement les colons qui bafouent les droits des palestiniens, en leur versant de l’argent sur le budget de la région. Quand la maire d’Aix fait une place de choix aux élus FN d’Aix, et écoute leurs propositions de ne plus verser de subventions aux associations qui expriment des opinions politiques, religieuses ou syndicales au nom d’une laicité détournée. Quand il n’y a pas de panneaux pour l’expression publique, ou qu’il devient très difficile d’obtenir une salle pour tenir une réunion publique.

C’est un combat difficile quand Maryse Joissains chérit les anciens de l’OAS, mais qu’il lui faut plus de trois  ans, et l’accord de Vente Privée qu’elle veut installer au Jas, pour fournir aux jeunes du  Jas un stade en synthétique et non un vague terrain vague. Quand le maire de Ventabren joue au cowboy dans sa commune, et que comme d’autres maires aux alentours, il mène une politique de logement dont le but principal est d’éviter l’arrivée des gens des quartiers nord de Marseille ou de l’étang de Berre.

Oui, c’est une année difficile qui nous attend, mais c’est aussi une année porteuse d’espoir, où les votes ne se terminent pas sur les résultats attendus, où tout est possible si les combats sont menés. C’est une année où nous battre pour une nouvelle république, où les campagnes que nous allons mener vont remettre l’assemblée nationale au centre de la vie politique, car ce sont les députés qui font les lois, les députés qui portent la parole de ceux qui les ont élus. Il nous faut rejeter définitivement la menace des 49.3, la monarchie d’un président qui n ‘entend plus le peuple (tiens, ça a des airs de 21 janvier 1793 !) mais qui entend Gattaz et ses amis. C’est une année où le peuple doit reprendre son destin en main. Voici ce que je nous souhaite, soyons maitre de notre destin et créons une société humaine, solidaire, juste.

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