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  • Projet et tête de liste partagée pour les Régionales

    Pour les Régionales, le PCF appelle les partis, associations, citoyens à construire un pacte pour une véritable politique de gauche, solidaire et anti-austérité.

    La Marseillaise du 28 juillet

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    La Marseillaise du 29 juillet

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  • Marseille avec les Grecs

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  • Grèce : intervention de P. Laurent au Sénat

    Nous abordons le vote crucial d’aujourd’hui, toujours sous le choc, et certains que le coup porté ce week-end à la démocratie marquera durablement les esprits et les relations entre pays européens.

    Trois sentiments animent le groupe CRC :

     

    La volonté de défendre l’intérêt du peuple grec qui a eu le courage de se lever - le 25 janvier et lors du référendum - pour crier à la face de l’Europe sa souffrance et son exigence de voir lever le pilon qui l’écrase !
    Vive le peuple grec digne et libre.
    Et vive Alexis Tsipras dont le courage et la responsabilité politique sont exemplaires.

     

    Le second sentiment, c’est la colère contre la violence de dirigeants de l’UE - au premier rang desquels Angela Merkel et Wolfgang Schauble.
    Ils viennent de montrer quels intérêts ils défendent.
    Qu’un peuple se lève contre l’ordre libéral et l’oligarchie financière, et ils s’affairent à le soumettre et le punir.
    Depuis le premier jour, ils n’ont jamais recherché un accord viable avec la Grèce et ont organisé son asphyxie financière.
    Ils voulaient la tête d’Alexis Tsipras.
    Le référendum a douché leur tentative de coup de force.
    Ils se sont alors acharné jusqu’à la dernière minute à provoquer un « grexit » de fait.
    Alexis Tsipras, porteur du mandat de son peuple de rester dans la zone euro et de faire respecter la souveraineté de la Grèce, dans l’UE, s’y est refusé avec juste raison.
    Dès lors, leur choix a été l’humiliation et le chantage pour imposer le couteau sous la gorge, un nouveau plan drastique à la Grèce.
    Ces dirigeants et leur méthode sont la honte de l’Europe ! Ils ne servent que les pouvoirs financiers, quitte à s’appuyer sur l’extrême droite.
    Des millions d’Européens ne l’oublieront pas.

     

    Le troisième sentiment est alors celui d’une très grande inquiétude pour l’avenir de l’Europe.
    Elle meurt dans les cœurs et dans les têtes si elle continue ainsi.
    Tous ceux qui persistent à soutenir de telles méthodes prennent une très grave responsabilité devant l’histoire !
    Des frustrations et des humiliations générées par une telle arrogance et la seule loi du plus fort naîtront des monstres politiques ! Ils grandissent déjà au cœur de l’Europe !

     

     

     

    La leçon première à tirer, est l’impérieuse nécessité de la refondation sociale et démocratique de l’UE, et son émancipation urgente des logiques financières qui l’étouffent.

     

    L’accord qui nous est soumis écarte à première vue le « grexit » qui était et qui reste l’objectif des dirigeants allemands.

     

    Alexis Tsipras a dit hier, avec une grande loyauté à l’égard de son peuple, dans quelles conditions il a assumé un accord contraint et forcé, pour éviter ce cauchemar à la Grèce.

     

    Je sais, que devant la brutalité de cet accord, certains en viennent à penser que le grexit ne serait plus qu’un moindre mal.
    Je ne le crois pas.
    Les Grecs non plus.

     

    Parce qu’une sortie de la zone euro ferait passer la Grèce de la crise humanitaire à l’hécatombe.

     

    Parce que toutes nos économies seraient déstabilisées.

    Parce que c’est aussi une affaire politique et géopolitique qui peut ouvrir le chemin à un nouveau choc des nations.

     

    Regardez comment dans le dos des irresponsables comme monsieur Schauble, Marine le Pen et les siens attendent le « grexit » comme la victoire enfin remportée, qui sonnerait le glas de la solidarité européenne !
    Mais l’accord n’a pas réellement levé ce risque en choisissant d’imposer à la Grèce une mise sous tutelle insupportable et de nouvelles mesures d’austérité draconiennes.

     

    Joseph Stiglitz, prix nobel, a déclaré : «  les efforts demandés à Athènes dépassent la sévérité, ils recèlent un esprit de vengeance ! », comme si le peuple grec devait payer le prix de son insoumission.

     

    Si les exigences des créanciers sont toutes respectées, elles s’avéreront une nouvelle fois injustes socialement et empêcheront les objectifs de redressement productif du pays.

     

    Alexis Tsipras a redit sa volonté de protéger les plus faibles et d’aller chercher de nouvelles recettes fiscales auprès de ceux qui s’enrichissent. Il a redit la nécessité absolue d’investissements productifs pour relancer l’économie et d’allègement du fardeau de la dette.
    Mais tout est fait pour l’en empêcher.
    Ainsi en va-t-il du programme démentiel de privatisations.  Les rapaces sont déjà à pied d’œuvre.
    Vinci est paraît-il déjà sur place pour racheter les aéroports !

     

    Plusieurs  engagements financiers sont envisagés par l’accord à la demande de la Grèce :

     

    • un programme de refinancement de 82 à 85 milliards d’euros,
    • un rééchelonnement partiel de la dette,
    • un plan d’investissement pouvant aller jusqu’à 35 milliards d’euros.

     

    Sans ces engagements, tout le monde le sait, aucune relance ne sera possible !

     

    Or, sous la pression de l’Allemagne, tous ces engagements sont rendus hypothétiques et seront soumis au chantage permanent des créanciers !

     

    Quant à la France, si le Président de la République a joué tardivement un rôle pour éviter le « grexit », elle a accepté que le prix exorbitant à payer soit fixé par Angela Merkel, qui a dicté, une fois de plus ses conditions.

     

    Je le dis solennellement, pour la Grèce mais aussi pour la France, nous ne sommes pas quittes.
    Et ne nous pouvons encore moins après ça, nous remettre à célébrer, comme si de rien n’était, le couple « indestructible » franco-allemand.

     

    La bataille ne fait que commencer.
    Tsipras est en première ligne.

     

    Certains voudraient refermer la parenthèse grecque.
    Notre intérêt commun, grecs, français, espagnols, européens de toute nationalité est au contraire de pousser au changement dans toute l’Europe, de la libérer des forces libérales et des marchés financiers .

     

    La France doit agir immédiatement pour :

     

    • obtenir le déblocage immédiat des liquidités de la BCE sans les soumettre à de nouvelles conditions
    • mobiliser le plus vite possible les 35 milliards d’investissements prévus en engageant sans tarder la contribution de la France et en proposant à d’autres pays de se joindre à la création d’un fonds de développement pour la Grèce qui pourrait préfigurer un fonds de développement pour l’Europe toute entière
    • travailler à concrétiser le rééchelonnement de la dette.

     

     

     

    Notre vote est aujourd’hui un acte de lutte et de solidarité aux côtés du peuple grec, d’Alexis Tsipras et de nos camarades de Syriza
    Nous sommes solidaires de leurs choix et assumons leur difficile et courageux combat.
    Nous sommes à leurs côtés pour dire non à l’expulsion de la Grèce.
    Mais nous disons d’un même mouvement, au nom de la France, que l’accord scandaleux imposé à Bruxelles n’est pas digne de l’Europe et qu’aucun maintien dans l’euro ne le peut légitimer.

     

    Le Groupe CRC votera majoritairement contre.

     

  • Alternative de gauche, écologiste et solidaire - Elections municipales de Venelles

    A Venelles, la majorité municipale se déchire, entre accusations de trahison et propos nauséabonds. Il s’est créé depuis quelques mois une situation d’instabilité politique et d’agitation médiatique préjudiciable à l’image de la commune et aux intérêts de ses habitants.
    Dès la démission collective du conseil municipal, l’association Carrefour Citoyen a lancé le 27 juin un appel au rassemblement des forces de gauche et de progrès :
    « Les dissensions actuelles internes à la majorité municipale de droite, autant que les propos tenus par Monsieur le Maire dans l’exercice de ses fonctions, font penser qu’il est indispensable que l’ensemble des forces de gauche et écologistes s’unissent pour apporter la stabilité dont Venelles a aujourd’hui besoin. »

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  • Ouverture de l'université d'été de la gauche européenne

    Elle s'est ouverte hier à Litomerice en République tchèque. Litomerice est située dans la seule région tchèque dirigée par des communistes.

    Quelques points soulevés au cours de la journée:

    • la crise grecque, et son referendum, ont donné lieu à une forte mobilisation européenne contre la politique libérale impulséepar la troika,  la première de cette importance depuis des années. Il faut transformer ce potentiel en mobilisation réelle, pour la Grèce, le Portugal, l'Espagne, la France, etc et pour développer une démocratie européenne en général.
    • l'union européenne actuelle est le prolongement du capital, avec
      • des droits sociaux trés différents selon les pays
      • pas de politique étrangère commune
      • une crise économique qui touche davantage l'Europe que les Etats Unis, faute de solidarité et de redistribution des ressources entre les régions et les états
      • une crise générale qui trouve également sa cause dans les peurs vis à vis des autres, qui dépassent celle de l'islam, des tensions qui se cristallisent en Ukraine.

    Tenir cette université d'été en République tchèque a une signification politique : c'est la première fois qu'on parle des enjeux des pays de l'Europe de l'est. Et il reste beaucoup à faire pour et dans ces pays.  Lors de la chute du mur, la recette capitaliste a été présentée comme la solution à tout. Le passé a été rejeté sans essayer de l'analyser et d'en retenir les aspects positifs. La solidarité, la culture et l'histoire de ces pays ont été niés, la population a été vue comme un réservoir de main d'oeuvre bon marché. La zone est devenue un poste avancé de l'OTAN. Le résultat en est une montée de l'extrême droite. Ce n'est pas un hasard si ces pays sont de farouches opposants à Tsipras, le grand capital se délectant à opposer les pauvres aux pauvres.

    La Gauche Européenne a donc de grosses responsabilités à assumer. Elle est la seule à pouvoir empêcher que l'Europe tombe dans le nationalisme, a pouvoir promouvoir une hormonisation sociale de progrès, revendiquer un salaire minimum européen, faire des droits de femmes un enjeu crucial. Il faut également reinstaurer les capacités productives nationales pour y maintenir et développer l'emploi, et lutter contre le réchauffement climatique. 

    A nous également de transformer la BCE en banque publique d'investissement pour lutter contre la logique financière qui règne aujourd'hui, de lutter contre la politique de militarisation prônée par l'OTAN, et de développer une politique de solidarité active.

    L'université d'été va consacrer ses débats à faire avancer concrétement ces sujets

  • Rassemblement de soutien au Peuple Grec, vendredi 3 Juillet, Aix-en-Provence

    Prise de parole de Anne Mesliand, élue PCF à la région

     

     

    Nous sommes ici rassemblés pour dire, pour crier notre soutien au peuple grec. 

    Peuple qui subit à la fois la rigueur des politiques d’austérité dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle l’ont mis à genou, et le mépris, l’incroyable violence et l’humiliation de la Troïka, cet attelage libéral au service exclusif des marchés financiers et de la captation des richesses. 

    Il y a en Europe un Etat dont les dirigeants ont décidé d’être fidèles à leurs engagements, de respecter le mandat pour lequel ils ont été élus, de donner la parole au peuple pour les choix décisifs qui se posent à lui : c’est la Grèce de Tsipras. Un Etat, un peuple qui donne sens au mot de souveraineté, concrètement. Est-ce parce qu’elle est  le berceau de la démocratie  que la Grèce aujourd’hui  lui redonne vigueur ? 

    Car autour d’elle, dans cette union européenne qui devait en incarner les valeurs,  c’est tout le contraire : nous n’avons pas oublié le déni de démocratie de 2005, quand le vote des Français – et des Hollandais, et des Irlandais – a été passé à la trappe, contribuant ainsi à vider de son sens le projet européen même. Ce que les Grecs, le 25 janvier 2015, ont inscrit, leur volonté majoritaire de changer le cours des politiques économiques et sociales qu’ils subissaient, fait écho, 10 ans après, à la belle bataille que nous avons menée.

    Et nous ne laisserons pas le peuple grec être dépossédé de son choix, de sa victoire !

    Bien évidemment, ce choix, anti libéral, ce choix de retrouver le progrès social, la solidarité et la justice, il bouscule les forces considérables de la finance qu’incarnent les institutions européennes et le FMI. Nous savions que la confrontation serait rude : elle l’est. Dès l’élection du nouveau gouvernement, les coups les plus durs comme les plus vils ont été portés, pour à la fois discréditer les nouveaux dirigeants grecs – des politiques qui respectent leur parole, qui appliquent ce qu’ils ont promis, voyons, ce n’est pas possible ! Ils vous mentent, comment en serait-il autrement ?  – et pour asphyxier, étrangler le pays par l’intermédiaire des banques et de la finance. Oui,  il y a à l’égard de la Grèce  un véritable coup d’Etat financier ! Délibéré, ourdi dans les cabinets obscurs où se retrouvent certains dirigeants politiques et les grands groupes financiers.  Un coup d’Etat : on en connaissait d’autres, celui-ci n’est pas moins violent, pas moins anti démocratique. 

    Car elles ont partie liée, l’austérité et la répudiation de la démocratie.  On ne peut faire au nom du peuple une politique contre le peuple !

    Nous sommes porteurs, avec nos camarades grecs, de l’avenir. Du seul chemin possible vers la justice, le développement durable, la paix. Mais nous affrontons des forces qui n’ont peur de rien pour conserver leur pouvoir : ni du mensonge, on ne le voit que trop, ni de la violence.  Il nous faut donc être vigilants, mobilisés ; ne croyons pas écartées les formes déjà éprouvées de la violence de classe ...

    Aujourd’hui, le sort du peuple grec, c’est le nôtre : Est-il possible de mener une politique réellement de gauche en Europe ? Voilà l’enjeu démocratique qui est posé, non seulement aux grecs mais à tous les peuples européens. Notre soutien aujourd’hui affirme notre volonté d’en finir avec l’austérité,  notre volonté de changer l’Europe, de construire une Europe des peuples solidaires et souverains.

    Et les Grecs en sont, de cette Europe, pleinement : pas question de les en chasser, ni de faire croire qu’ils lui tournent le dos ! « La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires.» C’est Alexis Tsipras qui parle. 

    Peuple grec, peuple roi, peuple désespéré,

    Tu n’as plus rien à perdre que la liberté

    Ton amour de la liberté de la justice

    Et l‘infini respect que tu as de toi-même

     

     .... écrivait Paul Éluard  le 9 décembre 1944.

     

    Aujourd’hui encore,  le peuple grec est un peuple debout !

     

     

    A.Mesliand , section du Pays d’Aix du PCF

     

     

  • Declarations du PCF suite à la victoire du Non en Grèce

     

    La victoire du "non" doit être respectée (Pierre Laurent)

    Le peuple grec vient de refuser, avec un "OXI" écrasant (59,7%) l'ultimatum lancé par les créanciers. C'est la deuxième fois en 6 mois qu'il rejette l'austérité. La deuxième fois qu'il dit en même temps son attachement à l’Europe.

     

    Les chantages financiers et mesquineries politiques n'auront pas eu raison du souffle de dignité et de liberté qui a envahi le berceau de la démocratie. Je salue le courage des grecs, de Syriza et du gouvernement Tsipras. C'est notre victoire à toutes et tous. Ce soir, nous sommes heureux et fiers d'avoir tant lutté avec eux, pour que renaisse un espoir.

     

    Je mets en garde contre toute nouvelle entreprise de pression politique et financières sur le peuple grec. Le respect des choix souverains des peuples doit être la règle à l'avenir, et le point de départ des futures négociations.

     

    La France devra en tirer les conséquences. J'attends de notre gouvernement un respect total du résultat de ce referendum et des actes forts pour la recherche immédiate d'un accord.

     

    Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du PGE,

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    Grèce. La victoire du "non" doit être respectée

    Les commentateurs avisés s'appliqueront sans doute à minimiser le résultat, mais le peuple grec vient de dire non et les dirigeants de l'Europe libérale vont bien devoir en tenir compte.

    Depuis de longues semaines, le choix du peuple grec aux élections est nié dans les négociations. On demande à son gouvernement d'appliquer une austérité qu'il a combattue et dont les grecs ne veulent pas. On leur a fait du chantage : vous restez à nos conditions ou bien vous sortez !

    Le chantage ? On a voulu leur imposer des mesures de politique intérieure antisociale (augmenter la TVA sur les produits de première nécessité, reculer l'âge de départ à la retraite...). Belle idée de la démocratie !

    Face à cela, Alexis Tsipras et Syriza ont pris la seule décision possible, la seule décision courageuse, celle de retourner vers le peuple et de lui dire : "voilà ce sur quoi débouchent les négociations, c'est maintenant à vous de décider". Car les dirigeants européens avaient cru pouvoir décider sans le peuple, par des intimidations et des pressions de couloir.

    Il faut en finir avec cette conception antidémocratique comme il faut en finir avec l'austérité. Le gouvernement grec aurait pu prendre cette initiative référendaire pour le oui ou pour le non. Ils ont pris position en continuant de refuser l'humiliation et la destruction économique et sociale aggravée.

    C'est aux peuples de décider pas aux marchés financiers que la BCE continue de gaver en création monétaire tandis qu'elle refuse aux Etats les moyens d'agir et de se développer. L'offensive de d'Alexis Tsipras est salutaire. Elle renouvelle la politique, elle ouvre des possibles. Les dirigeants européens feraient bien de prendre le peuple grec au sérieux et de respecter le résultat de ce référendum contrairement à ce qu'ils ont fait après le "non"français en 2005 en s'asseyant sur la souveraineté populaire. "Vous n'avez pas d'autre choix ont répété les puissants sur tous les tons". Il va bien falloir pourtant faire autrement.

    Partout en Europe, il faut que les peuples s'expriment à chaque occasion pour faire grandir l'alternative, car le courage et la détermination du peuple grec envoient un message d'espoir à l'ensemble des peuples d'Europe.

    Pierre Dharréville

    Secrétaire départemental du PCF 13

     

  • Annonce du référendum par Alexis Tsipras

    Pour mémoire, voici sur ce quoi le peuple grec est appelé à se prononcer:

     

    Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.
    La question qui sera posée au référendum dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

    Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

    Traduction:Vassiliki Papadaki

  • OXI

    Beaucoup de mobilisation de soutien au peuple grec hier en France et dans le département.

    OXI (non) repris en coeur par ceux venus soutenir le peuple grec.

    La Provence du 4 juillet

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    La Marseillaise du 4 juillet, d'abord avec les déconnomistes

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    puis sur la place de la mairie

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    Yannis Youlountas, philosophe, poète, écrivain et réalisateur franco-grec contemporain.