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  • Coût du capital


  • Services publics (-15 milliards) contre niches fiscales (-150 milliards)

    Le traité de Maastricht impose cinq critères de convergence aux pays membres de la zone euro. Deux de ces critères concernent le déficit et la dette cumulés de l’ensemble des administrations publiques (État, Sécurité sociale, collectivités territoriales) :

    • d’une part, le déficit des administrations publiques ne doit pas dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB, indicateur de la quantité de richesse produite par un pays). 
    • d’autre part, la dette publique (les emprunts du pays) ne doit pas dépasser 60% du PIB ou doit se rapprocher de ce seuil.

    A l'automne, lorsque la Commission Européenne a annoncé que le déficit public de la France pour 2015 serait probablement de 3,7% de son PIB, Pierre Moscovici a assuré que non, l'objectif des 3% serait tenu, quitte à diminuer les dépenses de services publics, de protection sociale et des collectivités locales de 15 milliards au moins chaque année, peut-être même plus si cela etait nécessaire.

    Qu'est-ce que diminuer les dépenses de services publics veut dire ?

    Prenons un exemple local : la CAF d'Aix.

    • 78 salariés pour une population d'environ 300 000 habitants.
    • Bureaux fermés depuis le 27 mars dernier.
    • Les usagers doivent se tourner vers une plate-forme téléphonique (économie sur les frais de structure). Mais il n'y a pas assez de personnel (économies sur la masse salariale) pour répondre à tous les appels, et le personnel n'est pas assez formé (économie sur la formation) pour apporter les bonnes réponses.
    • Résultats :
      • 120 à 130 000 dossiers en attente (pour une population de 300 000 habitants...)
      • Des employés surchargés et impuissants, ne pouvant pas remplir leur rôle auprès des usagers.
      • Au lieu de procéder à des embauches et des formations, la direction remplace les humains par des bornes, des plates-formes téléphoniques et un site internet. Pour un public qui n'a pas toujours les moyens physiques d'y accéder (pas de téléphone ou d'ordinateur ou d'abonnements associés) ou qui ne savent pas comment faire (un site internet, c'est bien, quand on y voit clair, qu'on sait se servir d'une souris, et qu'on maitrise bien la langue). Sans parler de la saturation de ces sites qui en rend l'accès impossible.
      • Si la priorité est donnée au versement des RSA, beaucoup d'usagers sont en situation très difficile. Une allocation versée avec du retard se traduit par un découvert bancaire, et des frais importants. Ou la nécessité d'emprunter. Quand c'est possible. Et quand ca ne l'est plus ? Il faut faire manger les enfants, payer le loyer, mettre de l'essence dans la voiture pour aller travailler, ...

    Voilà comment l'état crée la précarité, la peur (de perdre son emploi pour les employés de la CAF, de perdre ses revenus, son logement, et détricote les acquis sociaux de 1945. L'état affirme qu'il n'y a pas d'alternative. Vraiment ? Dans le même temps, 500 niches fiscales peu efficaces, si ce n'est pour favoriser l'optimisation ou l'évasion fiscale, coûtent 150 milliards à l'état. De quoi couvrir 10 fois l'effort demandé aux français...

  • Marche Aixoise de la Visibilité et l'Egalité

    Dans la suite de son action dans le Collectif Aixois pour l'Egalité, qui a milité pour pour le mariage pour tous, la section PCF du Pays d'Aix est membre de Aix Vanguard, l'association organisatrice de cette marche. Les communistes sont venus réclamer le droit à la visibilité et à l'égalité pour les LGBTI, dans une ville classée 43ème sur 49 au classement IDAHO, et dont la maire a signé la charte de la manif pour tous. Anne Mesliand, tête de liste du Front de Gauche aux municipales, et chef de file des communistes aux Européennes, était activement présente à cette manifestation qui a rassemblé plus de 100 personnes.

    La Provence du 25 mai

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    La Marseillaise du 26 mai

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  • Déclaration du Parti Communiste Français au soir des Européennes

    Les estimations connues à cette heure, marquées par le maintien à un très haut niveau de l'abstention et le niveau historique du Front national, confirment que la crise politique et démocratique que traverse notre pays atteint un seuil critique. C'est une nouvelle alerte. La France s'enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral de l'Union européenne et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé depuis dix ans à tous ceux qui le contestaient ; l'enfermement de François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d'austérité désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation plonge les classes populaires et l'ensemble des électeurs de gauche.

    La victoire du Front national, portée par une forte appropriation du mécontentement et une captation des voix de la droite, est un événement grave au plan national comme européen.

    Si la droite et l'extrême droite sont en tête, c'est surtout que la majorité gouvernementale est ce soir sanctionnée et isolée. La gauche sort très affaiblie de ce scrutin.

    Dans ce contexte, les résultats du Front de gauche, équivalents à ce qu'ils étaient en 2009, ne permettent pas de relever le défi d'une voix alternative majoritaire à gauche. Un vaste chantier est devant nous.

    Ce soir, le Parti communiste français lance un appel solennel. De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec ce système rompu aux thèses libérales. La gauche s'est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l'ampleur d'un Front populaire du XXIème siècle. Nous appelons tous ceux qui, ce soir, se sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés à s'unir sans attendre. Nous mettons le Front de gauche à leur service.

    Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe de la GUE-NGL et la progression de l'idée d'une alternative à gauche en Europe sont des signes encourageants.

     Parti communiste français, 25 mai 2014.

  • Pourquoi aller voter le 25 mai ?

    L'élection européenne c'est maintenant dans quelques jours.

    De nombreux électeurs de gauche s'interrogent sur l'utilité d'aller voter et parlent de s'abstenir. On peut comprendre leurs raisons. Après avoir chassé Sarkozy, nous avons sa politique qui continue avec Hollande et Valls. Et L'Europe, sourde aux volontés des peuples, impose l'austérité sur tout le continent.

    Mais réfléchissons ensemble.

    «Faire du bruit» avec l'abstention le jour d'un scrutin fait entendre la colère certes, mais après ? Après, rien ne bouge, bien au contraire, une fois les lamentation habituelles sur la « forte abstention» tout continue comme avant. Et le silence des médias sur les européennes démontre que le système en place s'accommode fort bien de cette situation.

     Il faut s'en mêler pour bousculer la situation. Et il y a des enjeux.

    D'abord, contrairement à une idée reçue, le Parlement européen n'est pas dépourvu de pouvoir. Aujourd'hui ce sont les parlementaires, majoritaires, convertis au libéralisme, conservateurs comme sociaux-libéraux, qui se soumettent aux injonctions des marchés. Ce sont eux, préoccupés avant tout de plaire aux banques et aux actionnaires, qui ont voté la directive de Bruxelles privatisant les services publics et celle sur les « travailleurs détachés ». Ce sont eux qui ont favorisé le dumping social. Après le vote, les nouveaux députés européens auront à se prononcer sur le futur président de la Commission ou bien encore sur l'adoption du traité transatlantique.

     Et justement, les différentes enquêtes d'opinions en Europe mettent en évidence que les alliés du Front de gauche en Europe augmenteraient sensiblement le nombre de leurs élus, unis au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne. Une progression pouvant leur permettre de constituer le troisième groupe, loin devant la coalition des extrêmes droites. Un groupe important avec les député-e-s du Front de gauche, ça changerait tout au Parlement européen.

    Dans un sondage européen interrogeant sur « l'efficacité des politiques d'austérité », seuls 5 % des citoyennes et des citoyens des 28 pays interrogés répondent oui, 51 % non. 60 % pensent qu' »une autre politique est possible », 25 % ne le pensent pas. Imaginez quelle force cela aurait si toutes ces opinions se traduisaient dans le vote.

     Alors oui, pour faire le choix de « l'humain d'abord » , pour sanctionner les politiques d'austérité, en France comme en Europe, cela vaut le coup de voter Front de gauche. Et d'en parler aux amis, à la famille, aux collègues...avec le petit argumentaire ci-joint

    Le 25 Mai, voter à gauche, c’est voter Front de gauche.

     

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  • Revue de Presse : Anne Mesliand et la liste FG

    Dans la Marseillaise du 21 mai

    Une interview de Anne, troisième et cheffe de file des communistes sur la liste de MC Vergiat,

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    et à Arles, où le FG est le seul à s'être déplacé pour la campagne

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